San Nicola
6 décembre 2022

Saint Nicolas de Bari, Évêque de Myre

Saint Nicolas est l'un des Saints les plus populaires et les plus aimés, en raison de la tradition qui en fait le Saint protecteur des enfants et des jeunes. Sa fête tombe le 6 décembre. 

Une vie d’obéissance

Nicolas est né à Patara, une petite ville maritime de Lycie, dans le sud de la Turquie, au IIIe siècle après J.-C. dans une famille aisée qui l’a éduqué au christianisme.

Sa vie, dès sa prime jeunesse, fut marquée par l’obéissance. Devenu orphelin de ses deux parents très jeune, Nicolas, se souvenant de la page évangélique du Jeune Homme Riche, utilisa tout son héritage paternel pour aider les nécessiteux, les malades et les pauvres. Il fut élu évêque de Myre et, sous l’empereur Dioclétien, fut exilé et emprisonné.

Après avoir été libéré, il participa au Concile de Nicée en 325 et mourut à Myre le 6 décembre 343. De nombreux épisodes ont été transmis à propos de Nicolas, et tous témoignent d’une vie au service des plus faibles, des plus petits et des sans-défense.

Défenseur des faibles

L’une des plus anciennes histoires transmises sur Saint Nicolas concerne un de ses voisins qui avait trois filles en âge de se marier, mais pas assez d’argent pour leur assurer une dot. Pour les sauver d’un destin de prostitution, Nicolas, une nuit, rassembla de l’argent dans un linge, le lança par la fenêtre de la maison du voisin et s’enfuit immédiatement pour ne pas être reconnu.

Grâce à ce don, le voisin réussit à marier sa fille aînée. Le mystérieux bienfaiteur répéta son geste généreux deux autres fois, mais la troisième nuit, le père des filles sortit à temps pour reconnaître le mystérieux bienfaiteur, qui, cependant, l’implora de ne rien révéler à personne. Une autre histoire raconte celle de trois jeunes étudiants en théologie en voyage vers Athènes.

Le propriétaire de l’auberge où ils s’étaient arrêtés pour la nuit les vola et les tua, cachant leurs corps dans un tonneau. L’évêque Nicolas, lui aussi en voyage vers Athènes, s’arrêta dans la même auberge et eut en rêve la vision du crime commis par l’aubergiste. Recueilli dans la prière, Saint Nicolas obtint le miracle du retour à la vie des trois garçons et de la conversion du méchant aubergiste.

Cet épisode, comme celui de la libération miraculeuse de Basile, un garçon enlevé par des pirates et vendu comme échanson à un émir (la légende veut qu’il soit réapparu mystérieusement chez ses parents avec la coupe d’or du souverain étranger toujours entre ses mains), a contribué à répandre le patronage de Nicolas sur les jeunes et les enfants.

Protecteur des marins

Durant les années de sa jeunesse, Nicolas s’embarqua pour se rendre en pèlerinage en Terre Sainte. Marchant sur les mêmes chemins parcourus par Jésus, Nicolas pria pour pouvoir faire une expérience encore plus profonde de proximité avec la vie et les souffrances de Jésus.

Sur le chemin du retour, une terrible tempête se déchaîna, et le navire risqua de sombrer. Nicolas se recueillit tranquillement dans la prière, et le vent et les vagues se calmèrent soudainement, à la stupéfaction des marins qui craignaient le naufrage.

Saint Nicolas de Bari

Après la mort de Saint Nicolas, son tombeau à Myre devint rapidement un lieu de pèlerinage et ses reliques furent d’emblée considérées comme miraculeuses en raison d’un mystérieux liquide, appelé la manne de Saint Nicolas, qui s’en écoulait.

Lorsque la Lycie fut occupée par les Turcs au XIe siècle, les Vénitiens cherchèrent à s’en emparer, mais ils furent précédés par les habitants de Bari qui apportèrent les reliques dans les Pouilles en 1087. Deux ans plus tard, la crypte de la nouvelle église, voulue par le peuple de Bari sur le lieu où se dressait le palais du *catapano* byzantin, fut achevée, et le Pape Urbain II, escorté par les chevaliers normands seigneurs des Pouilles, plaça les reliques du Saint sous l’autel où elles se trouvent encore aujourd’hui.

La translation des reliques de Saint Nicolas eut un écho extraordinaire dans toute l’Europe et, au Moyen Âge, le sanctuaire des Pouilles devint une importante destination de pèlerinage, entraînant la diffusion du culte de Saint Nicolas de Bari (et non de Myre).

Santa Klaus

Aux Pays-Bas et, en général, dans les territoires germaniques, la fête hivernale de Saint Nicolas (en néerlandais “Sint Nikolaas” puis “Sinteklaas”), et en particulier sa protection des enfants, a donné naissance à la tradition enfantine de l’attente des cadeaux : à la veille de la fête du Saint, les enfants laissent des chaussures ou des chaussettes sur une chaise, ou près de la cheminée, et s’endorment confiants de les retrouver le matin remplies de sucreries et de cadeaux.

fonte © Vatican News – Dicasterium pro Communicatione

Saint Nicolas

Nicolas est probablement né à Patara de Lycie, en Asie Mineure (actuelle Turquie), entre 260 et 280, d’Épiphane et Jeanne qui étaient chrétiens et aisés. Il fut donc élevé chrétiennement, mais perdit prématurément ses parents à cause de la peste.

Il devint ainsi l’héritier d’un riche patrimoine qu’il utilisa pour aider les nécessiteux. On raconte que Nicolas, ayant appris qu’un homme riche déchu voulait lancer ses trois filles dans la prostitution car il ne pouvait pas les marier dignement, prit une bonne quantité d’argent, l’enveloppa dans un linge et, de nuit, le jeta dans la maison de l’homme, qui put ainsi marier honnêtement ses filles.

Par la suite, il quitta sa ville natale et s’installa à Myre où il fut ordonné prêtre. À la mort de l’évêque métropolite de Myre, il fut acclamé par le peuple comme nouvel évêque.

Une autre légende ne fait pas référence aux filles du riche déchu, mais raconte que Nicolas, déjà évêque, ressuscita trois enfants qu’un boucher méchant avait tués et mis sous sel pour en vendre la viande. C’est également pour cet épisode que Saint Nicolas est vénéré comme protecteur des enfants.

Emprisonné et exilé en 305 par Dioclétien, il fut ensuite libéré par Constantin en 313 et reprit son activité apostolique. Il n’est pas certain qu’il ait vraiment été l’un des 318 participants au Concile de Nicée en 325, au cours duquel il aurait sévèrement condamné l’arianisme, défendant la vérité catholique, mais la légende nous transmet qu’il gifla Arius dans un moment d’impulsion. Les écrits de Saint André de Crète et de Saint Jean Damascène nous confirment la foi orthodoxe de Nicolas.

Nicolas s’occupa également du bien de ses concitoyens, obtint des ravitaillements pendant une famine et obtint la réduction des impôts de l’Empereur.

Il mourut à Myre le 6 décembre, vraisemblablement en l’an 343, peut-être dans le monastère de Sion, et l’on disait déjà qu’il accomplissait des miracles; cette conviction se consolida après sa mort, avec le grand nombre de légendes qui se répandirent largement en Orient, à Rome et dans le sud de l’Italie.

Ses restes furent conservés avec une grande dévotion populaire dans la cathédrale de Myre jusqu’en 1087. Grande est la vénération qui lui est rendue par les chrétiens orthodoxes.

Lorsque Myre tomba aux mains des Musulmans, Bari (alors sous domination byzantine) et Venise, qui étaient des rivales directes dans le commerce maritime avec l’Orient, entrèrent en compétition pour le vol des reliques du saint vers l’Occident.

Une expédition de Bari de 62 marins, parmi lesquels les prêtres Lupo et Grimoldo, partie avec trois navires appartenant aux armateurs Dottula, atteignit Myre et s’empara des restes de Nicolas qui arrivèrent à Bari le 9 mai 1087 : Nicolas de Myre devint ainsi Nicolas de Bari. Après un placement provisoire dans une église de la ville, le 29 septembre 1089, les restes de Nicolas trouvèrent leur emplacement définitif dans la crypte, déjà prête, de la basilique qui s’élevait en son honneur.

C’est le Pape en personne, le Bienheureux Urbain II (Othon de Lagery, 1088-1099), qui les déposa sous l’autel de la crypte.

Depuis lors, Saint Nicolas devint le patron de Bari et les dates du 6 décembre (jour de la mort du saint) et du 9 mai (jour de l’arrivée des reliques) furent déclarées jours fériés pour la ville.

Saint Nicolas est également célèbre en dehors du monde chrétien car sa figure a donné naissance au mythe de Santa Claus (ou Klaus), connu en Italie sous le nom de *Babbo Natale* (Père Noël).

Signification du nom Nicolas : « vainqueur du peuple » (grec).

fonte © vangelodelgiorno.org

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